Lycée Hôtelier - 1971

Une école hôtelière inspirée par la modernité

vue aérienne du lycée hôtelier à ses débuts et de la 1ère cité éducative du Touquet-Paris-Plage
vue aérienne du lycée hôtelier à ses débuts et de la 1ère cité éducative du Touquet-Paris-Plage
La tour du lycée hôtelier en forme de pomme de pin
Une tour en forme de pomme de pin

Une architecture originale

C’est en 1972 qu’ouvre le lycée hôtelier du Touquet, créé par Pierre-André Dufetel, détenteur du grand prix de Rome en 1952. L'architecte imagine une tour composée de 11 plateaux en forme d’étoiles, destinés à donner à l'édifice une forme de  pomme de pin, dont les étages en quinconce, façon "rubik's cube" et la couleur brune devaient symboliser la structure écaillée du fruit de l'arbre symbole de la forêt de Paris-Plage.

Vue panoramique sur le Touquet, depuis le sommet de la tour du lycée hôtelie
Vue panoramique sur le Touquet, depuis le sommet de la tour du lycée hôtelier

Le sommet de la tour a été conçu pour offrir une vue panoramique sur la station, en particulier l'hermitage, les jardins de l'ancien château Daloz cernant le palais des Congrès, l'axe de l'avenue du Verger, artère symbolique reliant la forêt à la ville et le phare.

Une adaptation constante aux besoin des étudiants

La nouvelle entrée du lycée hôtelier depuis 2007
La nouvelle entrée du lycée hôtelier depuis 2007

Une école hôtelière en constante amélioration

En 2000, Le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais réalise à l'intérieur du lycée hôtelier du Touquet-Paris-Plage un complexe d'enseignement de l'hébergement, muni d'un hôtel d'application comprenant 6 chambres de 2 à 4 étoiles. En 2005, démarre un programme de travaux de rénovation de l'établissement, incluant  l'extension des bâtiments. En 2007, les travaux sont achevés et les élèves prennent possession des nouveaux locaux rénovés, bénéficiant désormais de cuisines pédagogiques flambant neuves, à la pointe du progrès. La succession de ces rénovations montre la volonté de l'établissement touquettois de progresser sans cesse, avec le soutien de la région, pour toujours donner le meilleur aux élèves qui ont choisi de s' y former.

Le Royal Picardy : le plus fastueux hôtel du monde

Le fastueux palace du Royal Picardy  des années 30 avant la construction du lycée hôtelier
Le fastueux palace du Royal Picardy des années 30 avant la construction du lycée hôtelier
L'effet cathédrale des arches spectaculaires des gigantesques salons du Royal Picardy
L'effet cathédrale des arches spectaculaires des gigantesques salons du Royal Picardy
Le grand hall, la galerie de réception et l'entrée principale de l'ancien hôtel Royal Picardy du Touquet-Paris-Plage
Le grand hall, la galerie de réception et l'entrée principale de l'hôtel Royal Picardy

Le plus bel hôtel du monde

On ne peut s'intéresser au lycée hôtelier du Touquet sans se souvenir qu'il fut bâti sur les fondations du célèbre hôtel "Royal Picardy", ouvert en 1930. Le gigantisme de l'établissement avec ces 500 chambres, ses 120 salons, sa piscine de 25 m, son garage pour 100 voitures, son parc privé de 6 hectares,  la diversité impres- sionnante des services, ainsi que l'exubérance du luxe poussé à l'extrême, avaient valu à ce palace des années folles de Paris-Plage, le surnom de "l'hôtel de la démesure" ou de "the most beautiful hotel in the world".

Le bar du Royal Picardy à l'image de la démesure de l'hôtel
Le bar du Royal Picardy à l'image de la démesure de l'hôtel
Les cuisines du Royal Picardy, présage du futur lycée hôtelier
Les cuisines du Royal Picardy, présage du futur lycée hôtelier

Château de rêve, palais de légende, décor de film, cet édifice  inouï avait été conçu pour ne jamais être surpassé et constituait, à l'époque, le plus fastueux palace jamais construit, destiné à éblouir une clientèle venue du monde entier. A l'époque de l'éclosion des lignes aériennes, la clientèle britannique aisée avait afflué dès la première saison, faisant du Touquet-Paris-Plage le "Londres sur mer".

Scène dans les cuisines du Royal Picardy , l'efevescence autour des fourneaux retrouvée dans le lycée hôtelier d'aujourd'hui
Dans les cuisines du Royal Picardy

Un rêve chassé par la guerre

Victime de l'occupation des généraux allemands durant la seconde guerre et théâtre des visites secrètes d'Hitler (en vue des préparatifs du plan de destruction aérien de l'Angleterre), les Alliés, sans réponse à leur menace de débarquement sur les plages du Touquet, sonnent en juin 1944 la mort de ce palais des rêves, devenu le quartier général de la Wehrmacht. Dix-neuf  bombes font partir le rêve des années folles en fumée. La retraite des troupes allemandes s'ensuit le 4 septembre 1944, après le débarquement des Alliés en Normandie.

La fin d'un monde révolu

Après la guerre, les ruines du fleuron de Paris-Plage continuent de torturer les esprits nostalgiques, jusqu'à ce que le constat de l'impossibilité financière et commerciale de la réouverture de l'hôtel soit admis et que la démolition de l'établissement soit ordonnée et achevée en 1968. Après le cataclysme de la guerre et le passage de la crise de 1929, le monde avait définitivement changé. La clientèle des grands palaces avait diminué et si l'arrivée des congés payés avait démocratisé les vacances, les moyens financiers qui allaient de pair étaient incomparables avec ceux de la "belle époque". Le monde s'était mis à affluer sur les plages, mais le luxe s'était évanoui, laissant la place à un univers populaire, le monde pour tous, celui des vacances bon marché. Parallèlement à cela, la clientèle riche britannique, bénéficiant désormais d'avions plus performants et plus fiables, s'envolait pour des contrées plus clémentes, à la conquête du soleil et du nouvel eldorado en construction sur la riviera française. Monte Carlo prenait sa revanche, après quelques années passées dans l'ombre de Paris-Plage.