Revers de l'automatisation

On constate qu’après seulement 18 ans d’automatisation le bilan sur l’exemple de Kéréon est alarmiste. La compétence des Phares et Balises de France, aujourd’hui limitée à la seule maintenance du système d’éclairage des phares, joue à la défaveur du suivi et de l’entretien de leurs édifices. Les ‘enfers’ tels encore le phare de la Vieille qui a perdu son mât de charge dans une tempête, souffrent  en effet d’une érosion marine accélérée, du fait d’être au contact direct des éléments. Les gardiens ne sont plus là pour veiller sur l’état des phares et les incidents s’accumulent avant qu’ils n’aient pu être solutionnés à temps. Pour tenter de retrouver une gestion et une sauvegarde de ce patrimoine maritime exceptionnel, dans le respect du courage de leurs bâtisseurs,  du mérite et de la passion de leurs gardiens d’autrefois, la France a  pris l’initiative de confier ses 60 principaux phares au Conservatoire du littoral. Le classement de certains d’entre eux à l’inventaire des Monuments Historiques est également une démarche en cours. 

Le service des Phares et Balises recense 150 phares sur les côtes de France dont 52 en pleine mer. 32 en métropole et 2 en outre-mer (Réunion et Guadeloupe) sont classés.