L'avenir des phares

Si les phares perdent tour à tour leur fonction première, relégués par de nouvelles techniques futuristes de positionnement dans l’espace, ils demeurent des symboles de l’histoire et des éléments du patrimoine mondial. De cette valeur patrimoniale et historique découle la ressource touristique. Et il y a fort à parier que la plupart des phares seront entretenus parce qu’ils restent ou peuvent devenir des attractions touristiques.


De plus ils restent dans bien des endroits du monde ou la navigation est dangereuse en raison de la présence de  courants et d’écueils une aide complémentaire pour les navires en difficulté que l’orientation par téléguidage satellite ne peut pas solutionner. D’ailleurs on continue même à construire des phares dans les zones  de navigation où la dangerosité des lieux le justifie. Ces rares phares inhabités sont bien entendu d’une nouvelle génération. Résolument moderne leur conception bénéficie des technologies les plus avancées. Le système de lentilles en rotation est souvent remplacé par des flashs omnidirectionnels, courts et intenses où la lumière est concentrée dans le temps plutôt que dans l'espace. Ces signaux lumineux sont similaires à ceux utilisés pour la signalisation aérienne. Leur alimentation électrique est le plus souvent assurée par l'énergie solaire. L'Union soviétique a également construit un certain nombre de phares utilisant l'énergie d'un générateur thermoélectrique à radio-isotope. Cela n’est pas sans poser des problèmes environnementaux, du fait que le mauvais entretien de ces phares inhabités peut entraîner des contaminations radioactives. Cela pose également des problèmes de sécurité, l'élément radioactif pouvant être volé pour faire une bombe radiologique.