L'automatisation des phares

Dès le début du XXe siècle, l'inventeur suédois Gustav Dahlén et la firme AGA créent des systèmes capables d'automatiser le fonctionnement des phares et ainsi de supprimer la présence humaine. L'automatisation devait permettre de ne plus envoyer d’hommes dans des endroits solitaires et dangereux.(lien interne avec des phares et des hommes) Cependant, longtemps encore beaucoup de phares restent habités, notamment parce que le gardien peut également participer à des missions de sauvetage.


Le programme d’automatisation des phares s'accompagne à partir des années 1990 du départ progressif des gardiens qui ne sont plus renouvelés après leur départ en retraite.La fin du gardiennage du phare de Kéréon en Bretagne sonne en 2004 la fin définitive des gardiens de phare. Aujourd’hui l'allumage de tous les phares est automatique. Il est déclenché grâce à une cellule jour-nuit qui réagit en fonction de l'intensité lumineuse. La surveillance de l'état des batteries et du fonctionnement des dispositif se fait également à distance par télé contrôle. Ainsi lorsqu'une ampoule est grillé par exemple, une alarme se déclenche et prévient immédiatement sous forme de signal radio un technicien des Phares et Balises de France du secteur, sur son téléphone mobile. La pièce est changée dans les meilleurs délais. Dans l'attente de l'intervention un sytème d'ampoule de secours prend le relais. Il en va de même en cas de panne de courant avec la mise en fonctionnement automatique d’un groupe électrogène de secours. Notre phare touquettois n’a pas échappé à cette évolution et fonctionne aujourd'hui sur ce mode.