De l'antiquité à nos jours

Le mot phare vient du grec Pharos, qui est le nom de l'île où se trouvait le phare d’Alexandrie. Cette origine est conservée dans beaucoup de langues, comme dans l'italien et l'espagnol (faro) ou le portugais (farol), alors que d’autres langues offrent des mots composés à vocation descriptive, tel que l'anglais (lighthouse: "la maison de la lumière") ou l'allemand (Leuchtturm: "la tour de la lumière".

 

Les phares maritimes ont été le premier moyen pour les navires de repérer les zones difficiles pour la navigation. Les premiers phares sont apparus dans l'Antiquité avec le développement du commerce maritime en Méditerranée, notamment sous l'implulsion des Grecs et des Romains. Tout comme les repères naturels, comme les montagnes et les volcans, les phares antiques fournissaient des repères visuels destinés à signaler la côte. Les secteurs dangereux, comme les récifs ou les bancs de sable, mais également l'entrée des ports étaient ainsi mieux repérables.

 

Jusqu’à ce que la technologie moderne du 21ème siècle  fournisse de nouveaux systèmes de repérage et de guidage dans l’espace, grâce aux satellites, les phares traditionnels sont donc restés les seuls moyens d’orientation de la navigation. A partir de l’ère moderne, les phares deviennent complémentaires  et la question se pose de savoir si dans certains coins du monde ils ont à terme encore un rôle à jouer, tant la sophistication des systèmes de radioguidage par satellite permet une lecture précise de la géographie du monde. Leur utilisation se raréfie au fil du temps et l’on ne compte plus que 1 500 phares maritimes encore en service aujourd’hui dans le monde.